OM-Rennes reporté après les incidents à la commanderie. Le récit d’une journée de rébellion à Marseille.

Des supporters en colère à Marseille

Personne n’aurait pensé un jour que les scènes des violences au Capitole aux États-Unis le 6 janvier dernier soient comparées à des tensions entre un club et ses supporters. Toute proportion gardée.

Tout a commencé dans la matinée avec le déploiement de plusieurs banderoles dans de nombreux lieux de Marseille. Ces principales bâches étaient destinées au président de l’Olympique de Marseille : Jacques Henri-Eyraud. Mais pas seulement, car Dimitri Payet et Florian Thauvin étaient notamment visés par les supporters olympiens. Toutes ces actions étaient le premier chapitre d’un mouvement de colère.

Mais les protestations ne s’arrêtent pas là. En effet, aux alentours de 14h30 plusieurs centaines de supporters se sont rassemblés aux Caillols (XIe arrondissement), avant de passer à l’action. Les supporters présents se sont ensuite dirigés vers la Commanderie pour montrer leur colère.

Lire aussi : Toutes les infos du Grand prix cycliste La Marseillaise 

Fumigènes, jets de projectiles, intrusion…

Cette protestation de colère a été mené par les groupes de supporters. Devant les portes du Centre Robert-Louis-Dreyfus les supporters ont alors jeté des pétards, lancés des fumigènes par centaines au-dessus des grilles. Trois cyprès devant la grille du centre ont été brûlés dans les incidents.

Dans le chaos, les forces de l’ordre présentes ont été obligé de sortir les gaz lacrymogènes pour repousser – en vain – les supporters. Une cinquantaine de supporters ont réussi à escalader le portail et à entrer dans le centre d’entraînement marseillais. Au cours de ces affrontements sept policiers ont été blessés selon la préfecture de police des Bouches-du-Rhône.

Alvaro touché par un projectile

Alors que la colère était à son paroxysme certains joueurs ont souhaité rencontrer les supporters. En effet, selon RMC Sport Steve Mandanda, Valentin Rongier et Alvaro Gonzalez sont sortis sur la passerelle du bâtiment. Le coach André Villas-Boas et le directeur sportif étaient aussi présents en compagnie des joueurs.

Selon L’Équipe, le défenseur central espagnol Alvaro Gonzalez a été touché par un projectile dans le bas du dos. Cet incident aurait entrainé la demande du report du match entre l’OM et Rennes. Les supporters présents nous « assure » qu’Alvaro n’était pas visé par les projectiles.

L’OM qualifie ces évènements de « barbaries »

L’Olympique de Marseille réagi pour la première fois après ces affrontements dans un communiqué. Les principales déclarations :

  • L’OM condamne avec force l’inacceptable attaque dont le club a été la victime en milieu d’après-midi à l’intérieur du centre d’entrainement Robert-Louis Dreyfus, écrit le club phocéen dans un communiqué.
  • Des vols ont été perpétrés et des véhicules ont été endommagés. Cinq arbres ont été brulés avec la seule volonté de détruire. Les dégradations à l’intérieur des bâtiments s’élèvent à plusieurs centaines de milliers d’euros.
  • L’OM possède tous les éléments de preuve. Ils ont été immédiatement transmis aux enquêteurs. Les plaintes seront déposées dans les prochaines heures pour faire valoir les droits du club à l’encontre de cette barbarie.

Par Enzo Buonalana

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *