Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment à 18h (heure française) face à une esplanade du National Mall remplie de drapeaux américains.

Pas de Donald Trump

Ce mercredi 20 janvier à 18h (heure de Paris) Joe Biden, 46e Président des États-Unis, et Kamala Harris, Vice-Présidente, prêteront serment. Cette cérémonie, tout à fait inédite, se déroulera sans le Président sortant, Donald Trump, alors que l’Amérique est fracturée sur le plan politique et frappée de plein fouet par la crise de Covid-19. 

Le programme de l’investiture avait déjà été adapté pour répondre aux contraintes de la crise sanitaire : la parade militaire a été annulée et la cérémonie sera retransmise à la télévision.  

191 500 drapeaux

Les américains, habituellement rassemblés par dizaines de milliers sur l’esplanade du National Mall sont, cette année, priés de rester chez eux. Pour remplacer la foule, pas moins de 191 500 drapeaux ont été installés sur l’herbe du National Mall. 

Et les étendards sont à l’image du thème choisi par Joe Biden : l’unité. Thème qu’il a mis en avant le lundi 18 janvier à l’occasion du “Martin Luther King Day”. En cette journée particulière, le bénévolat était “une façon adéquate de guérir, unifier et reconstruire ce pays que nous aimons” a-t-il affirmé sur Twitter.  

D’autant que l’ancien Vice-Président prendra ses fonctions alors que l’Amérique est plus que divisée, notamment depuis l’assaut du Capitole par les partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier. 

Sécurité renforcée 

Si le futur président se dit en sécurité en vue de la prestation de serment qui se déroulera en extérieur, des mesures complémentaires ont été prises en prévention d’éventuels débordements à Washington et dans tout le pays. C’est le FBI qui a mis en garde contre de possibles violences de groupes radicaux ou de milices armées.  

Plus de 25 000 soldats de la garde nationale devraient être présents dans la capitale, protection renforcée par une forte présence policière d’après l’AFP. Blocs de béton pour bloquer les grandes artères ; grillages et contreplaqués pour protéger les commerces, les institutions et barricader le National Mall : une “zone rouge” définissant le périmètre de sécurité s’étend de la colline du Capitole jusqu’à la Maison Blanche.

Antécédents des soldats

“En coordination avec le Secret Service et le FBI, tous les militaires qui sont arrivés ont été passés au crible”, a déclaré le général Daniel Hokanson sur CBS. Dans une lettre adressée aux soldats, les chefs d’états-majors ont rappelé que les émeutes du 6 janvier étaient “incompatibles avec l’État de droit”. Le Pentagone a indiqué mardi 19 janvier que 12 militaires de la garde nationale avaient été écartés dans le cadre de ces enquêtes. 

Face à la crainte de violences ailleurs dans le pays, la garde nationale a été mobilisée dans plusieurs États et des grillages installés autour de certains parlements locaux, comme en Californie et dans le Minnesota. 

Pas de preuve d’un projet d’assassinat 

Alors que l’enquête sur l’assaut du Capitole se poursuit, les procureurs fédéraux sont revenus sur leurs accusations selon lesquelles certains émeutiers du 6 janvier prévoyaient de “capturer et assassiner des élus”. 

“Il n’y a pas de preuve directe à ce stade de l’existence d’équipes pour capturer et assassiner” (des élus), a déclaré Michael Sherwin, avocat général du district de Washington, à la presse. À ce jour, plus de 100 personnes ont été arrêtées, le FBI enquête sur plus de 200 suspects dont les forces de l’ordre font partie. 

« Tous les individus impliqués dans le siège du Capitole, où qu’ils soient, doivent savoir qu’un matin à 6 heures, le FBI viendra frapper à leurs portes », a annoncé Christopher Wray, directeur du FBI. 

Par Lucie Drouin

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