Après celles de lundi et jeudi dernier, le président de l’OL fait une nouvelle tentative pour contrer l’arrêt définitif du championnat. Il a notamment laissé son numéro personnel pour échanger avec les parlementaires

Une décision prise trop tôt, d’après l’UEFA

Jamais deux sans trois. Le président de l’Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, a envoyé une troisième lettre aux parlementaires, ce dimanche 17 mai, selon Le Progrès.

Dans le troisième volet de la trilogie, il tente une nouvelle fois de « décaler la décision définitive d’arrêter le championnat« . Il met aussi en avant les propos Aleksander Ceferin, le président de l’UEFA. « Alexander Ceferin a estimé que la décision en France de ne pas autoriser la reprise de la compétition était prématurée« , souligne le patron de l’OL, dans sa lettre. Il indique aussi que la France n’a pas consulté l’UEFA avant d’arrêter définitivement la Ligue 1. Il affirme également que « nous avons eu, à nouveau, confirmation par l’UEFA, que la date du 3 août pour les fins des championnats était seulement une recommandation et n’était ni une date officielle, ni une date butoir ».

Etudier le protocole sanitaire de l’Allemagne

Le président lyonnais propose néanmoins des solutions. Notamment,  « une loi spécifique dédiée au sport traite prochainement de modifications structurelles que réclame l’ensemble des intervenants du mouvement sportif comme la création d’une société commerciale qui gérerait la Ligue 1« . Il souhaite également que le protocole sanitaire de l’UEFA et de l’Allemagne soit étudié. Il met d’ailleurs en avant, « l’exemple réussi du redémarrage du championnat allemand« .

Selon Le Progrès, Jean-Michel Aulas aurait même laissé son numéro de téléphone personnel aux parlementaires pour en discuter.

« Il va un peu trop loin » – Noël Le Graët

Une lettre de Jean-Michel Aulas ne va pas sans quelques critiques. Le président de la FFF, Noël Le Graët, notamment. Au micro du Canal Football Club, sur Canal +, il a déclaré que le président de l’OL « défend l’intérêt de son club avec trop de vigueur quelquefois, ces derniers temps il va un peu trop loin ».

Cette troisième lettre vient après celles de lundi et jeudi dernier. A noter qu’un sondage Odoxa, réalisé pour Groupama et RTL, révèle que 67% des Français estiment que Jean-Michel Aulas a tort.

Par Paul-Roch Bruneton

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