La crise socio-politique se rajoute aux problèmes économique lourds du pays. Un nouveau fléau en 2020 s’abat sur le Venezuela, l’arrivée du coronavirus. Pourtant, les médias et l’occident ne voient qu’une petite partie du chaos.

« C’est beaucoup plus terrible que ce que vous pensez ou voyez dans d’autres pays. » Daniel Magallenes Barrios est vénézuélien depuis la crise du coronavirus la situation au Venezuela ne s’améliore pas, pire c’est le cauchemars pour beaucoup. Le jeune étudiant me raconte au delà de ses soucis de malnutrition et la précarité dans laquelle est plongée une grande partie de la population venezuelliene de son pays. « La plupart des médias internationaux ont tendance à dénoncer la difficulté que nous, Vénézuéliens, avons à avoir une alimentation décente. Bien que ce soit probablement l’un des plus gros problèmes des Vénézuéliens, nous avons beaucoup d’autres problèmes qui nous affligent quotidiennement, et les médias internationaux ne le soulignent tout simplement pas, parce que vous ne le savez pas avant de le vivre. »

Quand ce n’est la manque de nourriture, c’est le manque de carburant, le pays autrefois le plus riche du monde en pétrole déchante. « Le Venezuela était censé être célèbre pour son « essence presque gratuite », mais aujourd’hui, on ne trouve plus d’essence comme partout ailleurs. Si vous avez la « chance » d’avoir une station-service où il y a de l’essence, vous devez faire la queue pendant deux ou trois jours. Je n’exagère pas. Les personnes qui font la queue se relaient généralement avec leur famille afin de ne pas laisser les véhicules seuls. Sinon, beaucoup de gens choisissent de payer les militaires pour vendre du gaz au marché noir (parce qu’ils ont le contrôle de tous les produits), ce qui peut vous faire payer jusqu’à 5 dollars le gallon. »

« Un monde parallèle »

« Je ne sais pas comment vous expliquer la situation réelle, parce que c’est presque un monde parallèle. Tous les voyageurs que j’ai reçus ici par Couchsurfing ont été à la fois fascinés et effrayés par la façon absurde dont le Venezuela fonctionne. Il y a de la nourriture à vendre, mais il y a très peu de variété, avec des prix qui sont généralement exagérés. Le riz coûte environ 200 000 BsS 5environ 1euro) , alors que le salaire minimum est de 600 000 BsS(2.93euros). »

Au Venezuela ce n’est pas demain que la situation s’améliorera, beaucoup sont bien plus mal lotis que l’on ne pense ici en occident. Et peut-être faudrait il se pencher d’avantages sur la situation socio-politique que sur le coté économique du pays en déclin.

Par Méva Lauret

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