Mayotte est dans le rouge alors que la plupart des territoires ultra-marins sont déjà au vert. Fautes de moyens la propagation massive de la crise épidémique se rajoute aux maladies déjà présentes.

Le Préfet s’est prononcé au micro de Mayotte1ere dimanche soir « Non on ne déconfine pas lundi 18 mai » a t’-il annoncé fermement. Si dans l’Océan Indien la Réunion s’en sort avec moins de cas et aucuns décès du coronavirus, pour Mayotte c’est la catastrophe.

Le département le plus jeune et le plus pauvre de France est soumis depuis longtemps à la malnutrition, à la dengue et l’insécurité.  La crise fait son ascension vers le pic épidémique,  54 personnes ont été contaminés en l’espace de 24heures.

Depuis l’arrivée du virus sur l’île 18 personnes sont mortes. 1370 cas sont recensés. C’est dans le Nord de l’île que le virus sévit le plus, néanmoins les autres petits villages ne sont pas épargnés pour autant.

Le département reste confiné, d’après le député Mansour Kamardine « ce confinement est un échec », il ne limite pas plus les contacts entre les habitants.  Solène Peillard la rédactrice en chef de Mayotte Hebdo, répond et constate de l’ampleur qu’à ce confinement. 

L’eau potable comme arme face à l’épidémie

L’objectif de la semaine à Mayotte, luter contre le covid en apportant sur l’ensemble de l’île l’accès à l’eau potable. Si en métropole il y a les gels hydroalcoolique, de l’eau potable pour se laver les mains. À Mayotte on est loin de se confort hygiénique, c’est après une crise épidémique de plus que l’ARS se décide enfin à  déployer les grands moyens pour aider les mahorais.

 Combattre le COVID-19, passera par combattre cet absence d’eau potable. Dans les villes comme dans les plus petits villages. Une dizaine d’association locales se dépêchent de procurer de l’eau potable, dans les villages depuis le début de la semaine.

L’ARS a demandé à chaque commune de Mayotte d’ouvrir dans les 72 villages un robinet. Elle s’est engagée à prendre en charge la facture d’eau consommée durant l’état d’urgence sanitaire. A ce stade, seule une quinzaine de point d’eau ont été ouvert.

L’ARS s’affaire

L’ARS a demandé à la Réunion de faire venir un hélico pour permettre au villageois éloignés d’accéder aux soins si besoins. L’hélicoptère SAMU transfère les cas sévère vers le CHM. En revanche, des avions sont apprêtés vers la Réunion pour des EVASAN (évacuation sanitaire) afin de placer les patients les plus critiques en réanimation.

Gros nœud rouge, le plus beau cadeau que l’ARS réserve, c’est la construction d’une douzaine de rampe qui encadreront les villages et villes dans le besoin. Les rampes dispenseront de l’eau potable aux habitants, ce dispositif attendue depuis des années aidera la population en cas de pénuries d’eau, de crise sanitaire, de cyclones ect.

De plus, 550 000 masques sont attendus pour le département mahorais dans les prochains jours.

Par Méva Lauret

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