Michèle Rubirola présidé ce lundi matin son deuxième conseil municipal. La majorité a été envoyé dans les cordes par l’opposition mais à su répondre.

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Un conseil municipal houleux

Règlement de compte au conseil municipal !

Cette matinée était divisée en deux parties. Le premier conseil municipal consacré aux délibérations relatives au budget mais également aux relatives à l’épidémie de Covid-19. Le deuxième conseil municipal était réservé au budget pour les écoles et le logement indigne.

Le premier round a été l’occasion pour certains de régler leurs comptes. Le premier d’entre eux, le conseiller municipal LR des 9e-10e arrondissements, Pierre Robin qui a reproché à la nouvelle majorité « un élan macronien« . « Vous voulez appliquez votre programme et en même temps, réduire la dette. Nous voulons une vision pluriannuelle de votre programme, sur 2021-2025« , a-t-il déclaré avant d’indiquer que son groupe s’abstiendrait sur les orientations budgétaires de 2020. Pierre Robin affirme que « Nous ne sommes pas responsables de la dette, comme vous« . Il est reprit de haute volée par les élus du Printemps Marseillais qui lui lâchent : « Ce budget, c’est le vôtre« !

Après cette échange houleux c’est au tour de Stéphane Ravier (RN) d’enter sur le ring. Lui ne tape pas sur la majorité en place (pour le moment) mais s’attaque plutôt à la mandature précédente. « Monsieur Robin, ce n’est pas parce qu’on est nouvellement élu que l’on peut jouir d’une virginité politique. Quand on veut monter au cocotier, il faut avoir un caleçon propre« . Il lâche également que cette droite est « la plus incompétente du monde » et dénonce « les magouilles« . Il termine son propos en indiquant que lui et son groupe voteront contre ce rapport sur les orientations budgétaires proposé par l’ancienne majorité.

Au milieu de cette guéguerre, une minute de silence a été observé pour rendre hommage à l’ex-Major du Bataillon des marins-pompiers Patrick Albertelli décédé le 23 juillet.

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Les élus respectent une minute de silence sur demande de la maire

Un deuxième round encore plus rude

En entendre les prises de paroles de certains ce conseil municipal s’est transformé en un ring de boxe. Dans un coin le Printemps Marseillais emmené par Michèle Rubirola. Dans l’autre, l’opposition emmené par Lionel Royer-Perreaut et Stéphane Ravier.

Le premier à envoyer les poings, est l’élu LR Pierre Robin : « Ce qui nous dérange, c’est la façon par laquelle vous avez souhaité matérialiser des corrections par rapport au budget de transition qui était prévu. Il n’y avait pas de projet dans le budget de transition. Le but était de laisser de la latitude à celui qui gagnerait, d’avoir une marge de 58 millions d’euros, par courtoisie républicaine. Après, nous comprenons que vous mettiez ces sujets-là sous les feux des projecteurs. Nous n’avons aucune divergence sur le fond concernant les écoles et la lutte contre l’habitat indigne. Mais il y a eu des divergences de méthode, de présentation… C’est pourquoi nous nous abstiendrons« .

Dans le même camp le maire des 9e et 10e arrondissements de Marseille, Lionel Royer-Perreaut, attaque lui violemment les élus du Printemps Marseillais.

« Madame Rubirola… Vous êtes élu depuis trois semaines. Ça fait 25 ans que vous et vos amis du Printemps marseillais attendez de venir ici, sur le haut du plateau. D’ailleurs, je pense que c’est presque une surprise pour vous. Et la seule décision que vous avez prise en trois semaine, c’est d’enlever les barrières autour de la mairie. Quand on a attend depuis 25 ans à diriger la deuxième ville de France, on aurait pu imaginer que vous ayez des propositions concrètes« . Mais il ne s’arrête pas là, il accuse la majorité de faire de la communication : « Pour masquer le fait que vous avez du mal à tracer cette fameuse trajectoire, vous faites de la communication. Et c’est ainsi que l’on voit votre premier adjoint, Benoît des bois (…) Mes chers collègues nous avons eu le Printemps Marseillais nous auront le droit à l’automne social et à l’hiver fiscale ».

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Lionel Royer-Perreaut s’attaque à la majorité

Comme à son habitude Stéphane Ravier n’a pas manqué à l’appel durant ce conseil municipal. « Vous voulez une gestion sobre et vertueuse. Hors, je constate que vous vous précipitez dans l’emprunt, qui n’est même pas certain d’être obtenu » a lancé le sénateur RN. Sur la question des écoles il estime qu' »Il n’y a pas que les écoles de la cité et de la diversité qui sont en difficulté. Le problème n’est pas que dans les quartiers dits populaires. Il n’y a pas d’égalité républicaine vu que ces quartiers-là ont des moyens supérieurs aux autres« .

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Stéphane Ravier, sénateur RN ne lâche pas Le Printemps Marseillais

La majorité rend les coups

Benoît Payan alors premier adjoint à la mairie, est assis aux cotés de Michèle Rubirola, prend un peu plus de 5 minutes pour répondre à toutes ces attaques. « Monsieur Robin, j’aurais imaginé un peu plus de circonspection et un d’humilité. Quand on est l’héritier d’une majorité qui n’a pas été à la hauteur de l’histoire, on évite de donner des leçons. Quand on est l’héritier d’une majorité qui a fait de l’école et du logement les parents pauvres de l’autre ville (…), ce sont des excuses que l’on donne, ici. Ce matin, vous avez manié les procès d’intention. Nous, on croit en une politique différente. Bien évidemment que c’est difficile et que la tâche est ardue. Mais avec de la force, de l’inventivité et de l’humilité, on peut faire des choses. » lance-t-il à l’élu du 5e secteur.

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Benoît Payan répond à ses adversaires

Samia Ghali, deuxième adjointe, répond également à l’opposition et défend la majortié en place : « Il y a des priorités, on les connaît les écoles où il faudra aller vite. Ce qui compte, c’est de ne pas tout dépenser en deux mois. Et là, on aura déjà fait un grand pas. Monsieur Robin, si le travail avait été fait, peut-être qu’on aurait pu enrober les propositions que vous aviez faites. Or, il n’y en a pas.« 

Par Enzo Buonalana

2 commentaires

  1. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de perdre son temps à laver le linge sale des uns et des autres.
    Cela est chrono phare et coûte cher au contribuable.
    En revanche il serait plus efficace de ne plus tolérer et de pénaliser tout manquement à la règle à partir d’aujourd’hui!

  2. Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de perdre son temps à laver le linge sale des uns et des autres.
    Cela est chronophage et coûte cher au contribuable.
    En revanche il serait plus efficace de ne plus tolérer et de pénaliser tout manquement à la règle à partir d’aujourd’hui!

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